Gestion de trésorerie
en entreprise :
Le guide pour exceller

Bien gérer sa trésorerie en entreprise est un sujet fondamental, en particulier dans les TPE et les PME. Savoir estimer avec précision ses entrées et ses sorties d’argent, et les situer dans le temps, n’est pas seulement indispensable pour éviter de se retrouver en cessation de paiement. C’est aussi un outil qui permet de construire une vraie stratégie financière, pour optimiser ses atouts et éviter des coûts inutiles. Et, à terme, permettre à son business de se développer.

Bien gérer sa trésorerie en entreprise est un sujet fondamental, en particulier dans les TPE et les PME. Savoir estimer avec précision ses entrées et ses sorties d’argent, et les situer dans le temps, n’est pas seulement indispensable pour éviter de se retrouver en cessation de paiement. C’est aussi un outil qui permet de construire une vraie stratégie financière, pour optimiser ses atouts et éviter des coûts inutiles. Et, à terme, permettre à son business de se développer.

tableau de gestion de trésorerie
gérer sa trésrorerie
  • 01

    Gestion de trésorerie : de quoi s'agit-il ?

  • 02

    Pourquoi optimiser sa gestion de trésorerie ?

  • 03

    Comment connaître parfaitement votre situation financière ?

  • 04

    Quels sont les outils financiers pour exceller dans sa gestion de trésorerie ?

  • 05

    Comment s'organise un plan de trésorerie ?

  • 06

    Comment utiliser un plan de trésorerie ?

  • 07

    Quelles sont les bonnes pratiques pour gérer sa trésorerie ?

  • 08

    Qui peut vous accompagner dans la gestion de votre trésorerie ?

  • 09

    Ce qu'il faut retenir de la gestion de trésorerie au final

Gestion de trésorerie : de quoi s'agit-il ?

La gestion de trésorerie désigne le processus de collecte et de gestion des flux de trésorerie de manière à maximiser les liquidités d'une entreprise sans sacrifier la rentabilité. La gestion de trésorerie est essentielle dans toute entreprise, quelle que soit sa taille ou son type d'activité. Elle l'est encore plus pour les petites et moyennes entreprises qui sont particulièrement vulnérables aux problèmes de trésorerie. L'objectif est d'une part, de réduire le besoin en fonds de roulement (en réduisant les coûts et les frais inutiles) et, d'autre part, d'optimiser la rémunération des liquidités. La gestion de la trésorerie vous permet ainsi d'adapter vos ressources financières aux besoins de votre entreprise en tenant compte du coût du financement et de la prise de risque.

Pourquoi optimiser
sa gestion de trésorerie ?

La gestion de trésorerie est une tâche qui peut-être très chronophage, et qui ne passionne pas toujours les chefs d’entreprises, ces derniers préférant se concentrer sur leur activité et sur leur cœur de métier. Une bonne gestion est pourtant indispensable à la bonne marche de l’entreprise, pour plusieurs raisons.

Pour connaître votre santé financière

Seule une gestion de trésorerie rigoureuse peut vous permettre de connaître avec précision la santé financière de votre entreprise. Elle vous permet en effet d’éviter les mauvaises surprises, les défauts de paiement et de mettre en danger votre activité.

Afficher une bonne santé financière vous permettra aussi de convaincre plus facilement un partenaire bancaire de vous accorder un financement si vous souhaitez investir.

Pour optimiser les coûts

La survie de votre entreprise n’est pas le seul enjeu. Une gestion financière correctement menée vous permet aussi de réduire les coûts inutiles, d’identifier des points d’amélioration, et donc d’accroître à terme les performances de votre entreprise. Votre compte bancaire vous remerciera !

Pour éviter des frais inutiles

Une trésorerie mal gérée peut vous placer dans une situation de découvert, y compris lorsque votre modèle économique est viable. Cela ne remet pas forcément en question la pérennité de votre entreprise, mais cela peut néanmoins induire des frais inutiles (agios, frais bancaires, intérêts d’emprunts éventuels si vous êtes contraints de recourir à un financement pour couvrir le décalage de trésorerie, etc.)

Pour trouver le bon équilibre financier

En ayant une bonne vision de la trésorerie de votre entreprise, vous êtes capables de prévenir les risques de trésorerie négative. Mais vous êtes aussi en mesure d’identifier les moments où votre trésorerie sera excédentaire, et dans quelles proportions. Cela vous permet d’envisager des scénarios de placement de trésorerie qui vous fourniront des ressources supplémentaires.

Comment connaître parfaitement
votre situation financière ?

Comment disposer en permanence d’une photographie fidèle de votre situation financière ? Il n’y a pas de miracle : de la rigueur et de la méthode sont nécessaires pour ne pas laisser de place au hasard.

Tenir sa comptabilité

Veiller à bien tenir sa comptabilité et respecter son budget de trésorerie : cette recommandation peut sembler évidente, mais elle est malheureusement négligée dans trop de TPE ou PME. C’est pourtant une base indispensable à la mise en place d’une stratégie de gestion de trésorerie efficace.

Une comptabilité bien tenue vous permet par ailleurs de maîtriser plusieurs indicateurs importants qui vous aideront dans le pilotage de votre activité (même si les comptes ne sont souvent arrêtés qu’une fois par an). C’est le cas des soldes intermédiaires de gestion, par exemple : marge brute, excédent brut d’exploitation, résultat d’exploitation…

Faire un diagnostic financier

Réaliser (ou faire réaliser par un conseil extérieur) un diagnostic financier est également une démarche qui peut-être ponctuellement utile pour votre compte bancaire. Notamment pour identifier certains problèmes ou pour améliorer le processus financier de votre entreprise.

Un diagnostic financier est également un document qui peut être utile lorsque vous dialoguez avec un partenaire financier ou bancaire et que vous souhaitez démontrer la bonne santé financière de votre entreprise.

Quels sont les outils financiers pour
exceller dans sa gestion de trésorerie ?

Construire un plan de trésorerie

Le cœur d’une bonne gestion financière, c’est le plan de trésorerie, ou prévisionnel de trésorerie. Ce document recense toutes les entrées et sorties d’argent prévues sur une période donnée (généralement une année). Évidemment, la réalité ne correspond pas toujours aux prévisions qui ont pu être faites plusieurs mois avant… Il faut donc suivre avec attention les écarts entre le plan de trésorerie initial et les encaissements et les décaissements réellement effectués afin de pouvoir s’adapter et réagir si besoin.

Quels sont les éléments à prendre en compte ?

Les mouvements qui doivent être reportés dans votre plan de trésorerie se répartissent dans deux catégories : les encaissements et les décaissements.

Du côté des encaissements, voici par exemple ce que vous devez faire figurer dans votre plan : 

  • Le chiffre d’affaires TTC
  • Les apports en capital et en compte courant.
  • Les encaissements de crédit moyen ou long terme
  • Les subventions reçues
  • Les produits financiers
  • Les remboursements d’impôts ou de taxes

Pour les décaissements, on retrouvera la plupart du temps dans le tableau les éléments suivants : 

  • Les achats TTC
  • Les salaires et charges sociales
  • Les frais généraux
  • Les impôts et taxes
  • Les investissements
  • Les charges financières
  • Les mensualités de prêt

Comment s’organise
un plan de trésorerie ?

Lorsque vous construisez le plan de trésorerie de votre entreprise sur une base mensuelle, le point de départ est le solde de trésorerie issu du mois précédent. Ensuite, vous y reporterez les encaissements et les décaissements selon le modèle suivant :

plan de trésorerie

Comment utiliser un
plan de trésorerie ?

Construire des projections et prévisions

À partir de ce tableau, vous pouvez juger de la santé financière de votre entreprise et construire des projections qui vous permettront d’anticiper sur vos flux de trésorerie à venir. Cela vous permettra ensuite de prendre les bonnes décisions, notamment en matière d’investissement. Plus généralement, connaître votre situation financière avec le plus de précision possible vous donnera toutes les clés pour éviter des erreurs qui pourraient se solder par un manque d’argent et donc d’une trésorerie négative.

Analyser sa situation de trésorerie

En examinant, mois après mois, vos encaissements et décaissements exacts, vous êtes en mesure de réagir rapidement si des difficultés surviennent. Ainsi, si vous constatez que votre solde de trésorerie risque d’être négatif sur une période donnée, mais que les perspectives des mois suivants sont bonnes, vous pouvez mettre en place des actions spécifiques pour financer votre activité dans l’intervalle. Cela peut se traduire par un recours à l’affacturage auprès d’un tiers, par un apport en compte courant, par une négociation avec des fournisseurs pour décaler le règlement de acertains achats… Plusieurs scénarios sont possibles, à vous de choisir le plus adapté en fonction de la situation.

Quelles sont les bonnes pratiques
pour gérer sa trésorerie ?

Mettre en place une gestion de trésorerie efficace, c’est aussi adopter de bonnes habitudes. Voici quelques pratiques qu’il convient d’intégrer dans le fonctionnement de votre entreprise.

Assurer un suivi permanent de votre situation financière

C’est une tâche parfois ingrate et qui demande beaucoup de temps, mais surveiller sa comptabilité, les écarts entre le prévisionnel de trésorerie et la réalité, le niveau du BFR… tout cela est indispensable. Il faut s’astreindre à monitorer ces indicateurs avec régularité.

Bien connaître son besoin en fonds de roulement (BFR)

Le besoin en fonds de roulement est un indicateur financier à surveiller de très près. Beaucoup d’entreprises qui possèdent pourtant un potentiel de rentabilité très correct se retrouvent néanmoins en difficultés parce qu’elles ont négligé la surveillance du BFR.
Le besoin en fonds de roulement, c’est la réserve d’argent dont vous avez besoin pour assurer la poursuite de l’activité dans l’intervalle qui sépare les décaissements des encaissements. Lorsque vous signez des ventes vous n’êtes pas payé instantanément par vos clients. En attendant, vous avez besoin de continuer à financer l’activité de votre entreprise (salaires, stocks, fournisseurs, charges, etc.) en faisant appel au fonds de roulement. Le BFR correspond donc à un décalage de trésorerie. 

Il est donc important de savoir de quel montant d’argent vous aurez besoin. Le besoin en fonds roulement se calcule avec la formule suivante :

BFR = Stocks moyens + encours moyen  des créances clients - encours moyen des dettes fournisseurs.

Surveiller ses délais de paiement

Bien maîtriser ses délais de paiement est important pour éviter de se retrouver avec un besoin en fonds de roulement trop élevé. Si les délais de paiement sont aujourd’hui encadrés par la loi, il est toujours possible de les optimiser en dialoguant avec ses clients. Il est également vital de surveiller que les délais de paiement ne soient pas dépassés, pour éviter de se retrouver avec un montant d’impayés trop important et pour pouvoir réagir.

Valoriser son poste client

L’activité de votre entreprise est dynamique et vous avez émis de nombreuses factures à l’attention de vos clients ? Vous pouvez en tirer profit sans attendre qu’elles soient réglées grâce à l’affacturage. Il est en effet possible de céder ses factures à un tiers (qui se chargera ensuite de les recouvrir pour son compte) en échange de d’argent. C’est un concept qui peut se révéler pertinent pour une entreprise qui souhaite financer son cycle d’exploitation rapidement et ne pas affronter un BFR trop élevé.

Restez informés

L’environnement financier change, tout comme les mesures fiscales, les dispositifs d’aides, les textes réglementaires… Un minimum de veille sur ces sujets s’impose, qu’elle soit réalisée par le dirigeant d’entreprise, ses collaborateurs ou ses conseils.

Qui peut vous accompagner dans
la gestion de votre trésorerie ?

Les emplois du temps des dirigeants sont toujours bien remplis. Ils ont donc parfois du mal à dégager du temps pour s’occuper de la gestion de trésorerie de leur entreprise (d’autant qu’ils préfèrent généralement se concentrer sur leur stratégie et leur activité !) 

Si c’est votre cas, pensez à vous faire accompagner par des personnes de confiance :

En interne, vous pouvez avoir recours à un directeur ou responsable administratif et financier. Dans les plus petites entreprises, si le recours à un collaborateur à plein temps sur ces sujets n’est pas toujours possible, pensez à la solution du DAF à temps partagé. Ce concept est de plus en plus utilisé par les TPE et PME.

Beaucoup d’entreprises peuvent se reposer sur un responsable comptable. Il aura pour rôle de tenir la comptabilité à jour et donc de fournir une base saine pour le pilotage de la trésorerie. 

En externe, vous pouvez bien sûr vous faire accompagner par un expert-comptable. Il vous aidera notamment à bien anticiper les décisions relatives à la gestion financière. Si son rôle n’est pas de surveiller au quotidien votre comptabilité ou votre niveau de trésorerie, il pourra en revanche vous fournir les outils et logiciel de gestion de trésorerie nécessaires pour le faire.

Ce qu'il faut retenir de la
gestion de trésorerie au final

Pour mettre en place dans votre entreprise une gestion de trésorerie performante, vous devez en priorité :

  • Vous appuyer sur des procédures rigoureuses pour tenir à jour votre comptabilité et reporter les indicateurs financiers dans les bons outils.
  • Suivre avec attention et régularité les indicateurs sur lesquels vous allez ensuite baser votre gestion financière.
  • Solliciter des collaborateurs de confiance pour organiser votre gestion financière. Que ce soit en interne, avec un directeur administratif et financier ou un responsable comptable, ou à l’extérieur, en ayant recours aux conseils d’un expert-comptable, par exemple.
  • Identifier en amont les éventuels problèmes et les difficultés de financement, afin de pouvoir y apporter des solutions le plus tôt possible. Même en cas de trou d’air dans votre trésorerie, vous pouvez avoir recours à différents scénarios de financement, depuis l’apport en compte courant jusqu’au prêt bancaire, en passant par l’affacturage.
  • Mettre à profit le travail effectué pour identifier les pistes d’optimisation dans votre gestion, afin de réduire les coûts inutiles. Ou pour renforcer la santé financière de votre entreprise, ce qui vous permettra d’investir, y compris en allant solliciter un financement auprès d’un partenaire bancaire.

Ces quelques bonnes pratiques vous permettront de conserver une situation saine. Et de ne pas laisser le développement de votre entreprise être freiné par des difficultés qui auraient pu être évitées. De quoi vous concentrer ensuite sur ce qui fait la vraie valeur de votre business : votre savoir faire !