Budget de trésorerie : définition, calcul et enjeux

Construire un budget de trésorerie fiable est une démarche indispensable à la bonne marche de votre activité. C’est une tâche contraignante, mais sans laquelle vous ne pouvez pas garantir la bonne santé financière de votre entreprise. Pour la mener à bien, il existe une méthode et des outils à bien maîtriser. Ils vous permettront d’être performant dans votre gestion de trésorerie et de prendre les bonnes décisions pour votre business.

Construire un budget de trésorerie fiable est une démarche indispensable à la bonne marche de votre activité. C’est une tâche contraignante, mais sans laquelle vous ne pouvez pas garantir la bonne santé financière de votre entreprise. Pour la mener à bien, il existe une méthode et des outils à bien maîtriser. Ils vous permettront d’être performant dans votre gestion de trésorerie et de prendre les bonnes décisions pour votre business.

Chef d'entreprise devant sa gestion de trésorerie

Qu'est-ce que le budget de trésorerie ?

Le budget de trésorerie, c’est le tableau qui recense l’intégralité des encaissements et des décaissements réalisés dans le cadre de l’activité de votre entreprise. Il permet de calculer le solde de trésorerie, qui correspond à la différence entre les deux. Un tableau de trésorerie doit-être tenu sur une base régulière. Généralement, on calcule le solde de trésorerie mois après mois.

A lire également : Comment mettre en place un plan de trésorerie et s'y tenir ?

Comment définir un budget de trésorerie ?

Tenir un tableau de suivi de trésorerie est assez simple. Il faut tout d’abord définir la base sur laquelle il va être actualisé (généralement, les entreprises choisissent une base mensuelle).
Chaque colonne du tableau correspond alors à une période donnée dans laquelle les données vont être reportées, au moyen d’un tableur ou d’un logiciel de gestion de trésorerie. 

Exemple : pour le mois de janvier, vous allez partir du solde de trésorerie de décembre. Vous ajoutez ensuite dans la colonne tous les décaissements, puis tous les encaissements. 

Voici une liste non exhaustive des mouvements qu’on trouve dans ces deux catégories.

Pour les encaissements : 

  • Le chiffre d’affaires TTC
  • Les apports en capital et en compte courant.
  • Les encaissements de crédit moyen ou long terme
  • Les subventions reçues
  • Les produits financiers
  • Les remboursements d’impôts ou de taxes

Pour les décaissements :

  • Les salaires et charges sociales
  • Les frais généraux
  • Les impôts et taxes
  • Les investissements
  • Les charges financières
  • Les mensualités de prêt

À la fin du mois, on ajoute le total des encaissements au solde de trésorerie, et on retranche le total des décaissements. On obtient ainsi un nouveau solde de trésorerie que l’on va reporter sur le mois suivant. 

Voici un exemple de suivi de trésorerie :

Tableau de trésorerie

Budget de trésorerie : enjeux et analyse

Tout l’enjeu du budget de trésorerie, c’est de connaître son solde de trésorerie à un instant T. Mais c’est aussi de garder une parfaite visibilité sur les mouvements effectivement réalisés et ceux qui vont l’être à l’avenir. Il est en effet important de faire une distinction entre les opérations qui ont été concrétisées et celles qui sont programmées, mais pas encore effective. 

Par exemple, il faut pouvoir faire la différence entre une vente qui a été réglée par le client et une vente qui a été signée, mais qui ne donnera lieu à un règlement que dans quelques semaines. 

Cette démarche permet en effet d’anticiper d’éventuels décalages de trésorerie et besoins en liquidités. C’est indispensable en entreprise, où des délais parfois importants peuvent survenir entre les décaissements qui servent à financer une activité et les encaissements qui sont le fruit de cette activité. On ne gère pas les finances d’une entreprise comme ses finances personnelles. Il est important de pouvoir anticiper, pour trouver si besoin des solutions de financement pour son cycle d’activité en cas de besoin en fonds de roulement trop important. 

Ces décisions se prennent après analyse du tableau de trésorerie.

En cas de solde de trésorerie positif

Les encaissements sont supérieurs aux décaissements, donc en apparence tout va bien. Il est cependant important d’évaluer si cette situation va s’inscrire dans la durée, ou si elle est provisoire. Et même en cas de solde de trésorerie durablement positif, certaines questions méritent d’être posées. Un excédent de trésorerie trop important, c’est de l’argent qui “dort”. Et qui serait sans doute mieux employée pour réaliser des investissements ou des placements de trésorerie. 

En cas de solde de trésorerie négatif

Pas de panique ! Un décalage entre les décaissements et les encaissements n’est pas forcément mortel pour votre activité. C’est même une situation relativement courante. À condition néanmoins de bien en analyser les causes.

Si le solde de trésorerie négatif est causé par un décalage entre la signature d’un certain nombre de ventes et leur règlement par les clients (à la suite d’un retard de paiement, par exemple), la situation est gérable. On se trouve alors dans le cas de figure où le besoin en fonds de roulement est positif et où il va falloir trouver une solution de financement pour le couvrir. Cela peut-être un prêt bancaire, une autorisation de découvert, un apport en compte courant d’associé, un recours à l’affacturage… Plusieurs scénarios sont envisageables, chacun avec ses avantages et ses inconvénients. 

Si le solde de trésorerie est négatif en raison d’un problème structurel lié au modèle économique de l’entreprise, la situation est plus délicate. Un financement provisoire ne servira qu’à repousser les difficultés à plus tard (et de toute manière, beaucoup de scénarios, comme le prêt bancaire ou l’autorisation de découvert, ne seront pas applicables dans de telles circonstances). Il faut alors réduire les coûts. Cela peut prendre la forme de négociations avec les fournisseurs (ou de recherche de fournisseurs pratiquant des prix moins élevés), de réduction de la masse salariale. Autre solution possible : augmenter les prix de vente, mais cette méthode peut avoir un impact défavorable sur le nombre de ventes réalisées.

Veiller à une bonne gestion des flux de trésorerie est donc une démarche qui demande du temps et de la rigueur. C’est cependant quelque chose de relativement simple, et qui permet au dirigeant de s’assurer de la santé financière de son entreprise.

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Foire aux questions

Comment calculer la trésorerie de départ ?

La trésorerie de départ correspond, pour chaque mois, au solde de trésorerie du mois précédent. C’est à ce montant qu’il faudra retrancher les encaissements et les décaissements pour le mois en cours.

Comment analyser un budget de trésorerie ?

La première chose à surveiller, c’est le montant du solde de trésorerie. S’il est positif, tout va bien (même si on peut se poser la question de l’emploi de cet excédent). S’il est négatif, il faut déterminer si ce déficit est provisoire ou s’il a des causes plus structurelles, afin de prendre les bonnes décisions.

Quelle est la procédure d'équilibrage d'un budget de trésorerie ?

En cas de solde de trésorerie négatif, le dirigeant aura à choisir parmi un panel de solutions possibles pour y remédier. Autorisation de découvert, emprunt ou affacturage pourrons par exemple équilibrer un budget de trésorerie provisoirement déficitaire. Pour un budget plus durablement inscrit dans le rouge, il faudra prendre des mesures de réduction des coûts.

Comment calculer le solde d'un budget ?

Le solde d’un budget correspond, pour chaque mois, à la différence entre le total des encaissements et le total des décaissements. Il se calcule donc très simplement, en partant du solde du mois précédent.