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Comment bien gérer sa trésorerie en entreprise ?

Le 11/8/2021 par Pierre Guerry

Le Blog Prismea Conseils pour les pros Comment bien gérer sa trésorerie en entreprise ?

Pour devenir un bon gestionnaire de trésorerie, un dirigeant d’entreprise doit se concentrer sur quelques priorités. Voici quelques-uns des points qui doivent retenir son attention :

Trouver le bon équilibre

Pour une entreprise, une bonne gestion de trésorerie, c’est d’abord un équilibre à trouver. Il est évidemment important de disposer d’un niveau de trésorerie suffisant pour assurer le bon fonctionnement de l’entreprise. Néanmoins, il n’est pas souhaitable non plus de conserver un excédent de trésorerie trop important.

Se doter des bons instruments et anticiper

Autre élément important : il faut savoir gérer le décalage dans le temps entre les dépenses et les recettes. Entre le moment où une entreprise investit pour générer de l’activité et le moment où le client aura réglé sa facture, il peut s’écouler un certain temps. Il faut pouvoir maintenir la trésorerie à flot pendant cette période. Cela implique d’anticiper tout ce qui est possible, de suivre très attentivement toutes ses opérations et de se doter des outils nécessaires : budget prévisionnel, plan de trésorerie, tableaux de bords, etc.

Le recours à un compte professionnel en ligne comme celui de Prismea permet de faciliter cette démarche. Grâce à son agrégation de comptes et aux tableaux de bords que propose l’application Prismea, les dirigeants ou les directeurs et responsables administratifs et financiers ont toujours une vision claire de leur trésorerie.

Bien s’entourer

Pour un dirigeant d’entreprise, toujours très sollicité, suivre sa trésorerie et tous les indicateurs associés au quotidien n’est parfois pas des plus simple… Pour surmonter cette difficulté, le chef d’entreprise doit savoir s’entourer de personnes de confiance et déléguer une partie de cette mission. Que ce soit en interne, avec un directeur administratif et financier, ou en externe, avec un expert-comptable, être bien accompagné est un enjeu capital.

Savoir se financer

Pour investir tout en préservant sa trésorerie, il est parfois judicieux d’avoir recours à l’emprunt. D’où l’importance de maintenir une relation de qualité avec son banquier, afin d'évaluer avec lui quels sont les besoins et quelles sont les solutions qui y répondent le mieux.

Mais d’autres solutions sont parfois plus appropriées. Dans un contexte de reprise de l’activité, la valorisation du poste de client est souvent un choix judicieux. Une entreprise  qui a besoin de financer son cycle d’exploitation peut ainsi avoir recours à l’affacturage. Le principe, pour l’entreprise, c’est de céder une partie de ses factures à la banque en échange d’une avance.

Les autres solutions de financement

D’autres outils existent pour financer son cycle d’exploitation, comme le crédit de trésorerie ou le crédit de campagne. C’est notamment adapté pour les activités saisonnières. Encore faut-il trouver une garantie, surtout dans une période de sortie de crise où le bilan des entreprises n’est pas forcément très bon. Selon les cas de figure, cette garantie peut prendre différentes formes. Cela peut-être par exemple du cautionnement personnel du dirigeant, si sa surface patrimoniale le permet. Autre piste : l’adossement sur des stocks, en tenant compte de leur valeur réelle dans une perspective de revente.

Pour financer son activité, le chef d’entreprise peut enfin avoir recours au découvert. Mais pour être approuvée par les banques, cette méthode doit restée cantonnée à des besoins occasionnels. Les besoins structurels ne peuvent être financés de cette manière.

Faire attention aux délais de paiement

Maîtriser les délais de paiement fait partie des fondamentaux de la gestion de trésorerie. En effet, des délais trop longs ou mal appréhendés par les entreprises peuvent entraîner une hausse du besoin en fonds de roulement. Pour s’assurer du respect des règles en la matière, les services de l’État (la DGCCRF et la DIRECCTE) procèdent régulièrement à des contrôles. Une tâche que leurs agents ne prennent pas à la légère, en raison des risques que les retards de paiement font planer sur les petites entreprises. Selon Bercy, une défaillance sur quatre est liée à ce problème qui représente “un risque économique majeur”. Les entreprises qui s’estiment victimes de retards de paiement peuvent elles-mêmes effectuer un signalement auprès de la DGCCRF.

Les entreprises qui souhaitent voir leurs factures réglées avant même l’expiration des délais autorisés ont à leur disposition un outil appelé paiement fournisseurs anticipé (PFA). Il s’agit d’un système d’affacturage inversé, qui permet aux fournisseurs d’être payés plus rapidement, via un organisme financier tiers. Le dispositif, qui reste mal connu, est cependant peu utilisé par les entreprises.

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